Les femmes meurent
Tuées par des hommes
Dans une société violente
Qui n’offre pas de soins de santé mentale
Qui n’offre pas de logements à prix décents
Pour pouvoir foutre le camp
Les femmes autochtones meurent
Trois fois plus que les blanches
Tuées par des hommes
Parfois des flics
Parfois des infirmières
Dans une société colonialiste
Patriarcale et violente
Les femmes meurent
Tuées par des hommes
Dans une société violente
Écocidaire et capitaliste
Qui détruit la Terre, notre mère
Les femmes meurent 14 fois plus que les hommes lors de catastrophes climatiques.
Les 100 compagnies les plus polluantes de la planète sont responsables de 71% des G.E.S. du monde.
Les 100 sont dirigées par des hommes.
Une des recommandations de l’ONU pour faire face à la crise climatique, c’est de placer plus de femmes au pouvoir.
Leurs décisions mènent plus souvent à une meilleure gestion de l’environnement, plus souvent à une justice sociale.
(S/O à la PM de la Nouvelle-Zélande pour…toute.)
Mais les femmes dans l’espace public, surtout en politique, ont plus de risque de se faire insulter, menacer, agresser et même tuer. 81.8% des politiciennes dans le monde ont dit avoir été abusées psychologiquement. 44.4% ont reçu des menaces d’agression sexuelle ou physique.
Les femmes s’appauvrissent
Dans une société ploutocrate et cheap
Qui augmente le salaire des métiers majoritairement occupés par des hommes,
qui gèle le salaire des métiers majoritairement occupés par des femmes
Qui ne garantit pas des soins accessibles aux interruptions de grossesses
Qui force les femmes à rester à la maison pour s’occuper des enfants, en sous-finançant les services sociaux, les garderies,
Qui n’offre pas d’allocation d’urgence pour quitter les situations urgentes
Qui interdit certains postes aux femmes à cause de leur signe religieux
Les femmes sont plus susceptibles d’abandonner leur emploi lors d’une crise,
pour s’occuper des enfants,
Les femmes sont plus susceptibles de devoir rester dans une relation abusives lors d’une crise, manque d’argent.
La crise sanitaire actuelle, une zoonose.
Le mal de la crise climatique.
Les maux de la société patriarcale, coloniale, capitaliste, alouette !
Pour ne plus avoir de féminicides.
Il va falloir plus que des cercles d’écoutes, plus que des cours à l’école, plus que des places en maison d’hébergement, plus que des intervenants, plus qu’un tribunal spécial, plus que de l’argent, plus, plus,plus.
Tout le monde est débordé et le vase déborde
d’inégalités
Quand toute pète, les femmes ramassent
Et se blessent
Et elles peuvent en mourir
Les féminicides sont des symptômes,
le capitalisme (patriarcal et colonialiste), c’est la maladie.
J’aime tes écrits et je me demande pourquoi tu ne les publi pas sur Facebook et sur le groupe « Rosemont c’est nous autres ! » ?
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