J’ai publié cet article sur le site « https://militerauquebec.wordpress.com/ » , mais je le partage ici également pour s’assurer qu’il soit vu et que les connaissances soient partagées !
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Compte-rendu de l’Atelier-Causerie pour Citoyen.nes Préoccupé.es, éco-anxieux et féministes inquiètes
Le 19 février 2025, de 18h à 20h à la Maison du Développement Durable, 22 personnes se sont rassemblées pour la première édition de l’Atelier Causerie pour citoyen.nes préoccupé.es, éco-anxieux et féministes inquiètes. Voici un compte-rendu de l’activité afin de partager les connaissances, stimuler la conversation et encourager les gens qui aimeraient la reproduire dans leur quartier ou leur région.
C’était quoi l’atelier ?
C’était un moment de discussion pour parler de la situation mondiale et des émotions qu’elle nous fait ressentir. Le but était de briser l’isolement, créer un sentiment de communauté, de réconfort, aider les gens à développer des outils pour prendre soin d’elleux et de les encourager à envisager l’action collective.
À la fin de ce document, vous trouverez la structure complète de l’atelier, mais pour résumer, l’atelier commençait avec un tour de table pour se présenter (prénom et pronom) et expliquer pourquoi on avait décidé de venir à l’atelier. Puis, nous avons brisé la glace avec un bref exercice physique de brassage du corps pour évacuer le stress de la journée, nous connecter avec notre corps. Nous avons ensuite parler de nos principales préoccupations et des pistes d’espoir ou de solutions qu’on entrevoit. C’était ensuite la partie atelier où nous avons fait une méditation collective, puis un atelier créatif d’humour pour permettre à tout le monde de connecter en petit groupe et de finir sur une bonne note.
Pourquoi j’ai fait l’atelier ?
L’idée de cet atelier est née d’une impression que les gens avaient grandement besoin de ce type d’activité. Suite à la l’inauguration de Donald Trump et la multiplications de ses décrets et de ses menaces, je voyais que les personnes autour de moi – tant dans ma vie privée que sur les réseaux sociaux – ressentaient un certain isolement et peut-être même une détresse.
En tant qu’humoriste engagée, j’ai la chance d’être connectée à une communauté qui partage mes valeurs et mes idées. Tous les jours, je reçois des témoignages et je vois des initiatives positives qui prennent forme. Je trouve dommage que tout le monde n’ait pas accès à ces cercles et à cette énergie. Cet atelier, c’était aussi une façon de créer un pont, de partager un espace où l’on peut simplement être ensemble dans nos préoccupations – et peut-être en tirer un peu d’élan pour la suite.
On dit souvent aux gens de s’impliquer, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est une chose de rejoindre un groupe militant en marche, et une autre de simplement partager un espace où on peut connecter et se reconnaître dans les préoccupations d’autrui. Quand on ne connaît personne, s’intégrer dans un groupe déjà structuré peut être intimidant. Je voulais offrir un moment où les personnes ne se sentent pas seules, sans pression d’agir immédiatement. Juste réaliser qu’on n’est pas les seules à capoter, en soi, ça peut déjà être motivant à faire plus.
Impressions des participantes tout au long de l’atelier-causerie :
J’ai commencé par demander aux participantes leurs appréhensions face à la causerie, qu’est-ce qu’elles attendaient de celui-ci et/ou qu’est-ce qui les avaient poussé à participer.
Voici un résumé des principales émotions exprimées au premier tour de table de l’atelier :
- Solitude et isolement : Plusieurs ont mentionné ressentir de la solitude face à leurs préoccupations politiques et recherchaient un certain réconfort en voyant qu’elles n’étaient pas seules à penser ainsi.
- Colère et frustration : Un sentiment récurrent, lié à l’inaction perçue, à la permanence des injustices et à l’impression de crier dans le vide.
- Anxiété et urgence : Un mélange d’inquiétudes face à l’avenir et du besoin de faire quelque chose, d’agir concrètement.
- Besoin de communauté : L’envie de partager, d’échanger, de briser l’isolement et de créer des espaces de discussion et de soutien.
- Validation et écoute : Certaines sont venues surtout pour écouter, se sentir comprises et valider leurs réflexions.
- Curiosité et apprentissage : L’atelier a aussi été un espace pour découvrir de nouvelles perspectives, se sentir mieux outillée et trouver des ressources.
- Esprit de résilience : Malgré l’inquiétude, certaines ressentaient déjà un sentiment d’espoir, de solidarité et avaient l’impression d’être déjà sur la bonne voie avec leur implication et/ou leur travail.
Puis, j’ai demandé aux participantes de nous partager quelques mots sur ce qui trottaient dans leur tête ces temps-ci. Voici un résumé :
Les participantes ont exprimé une profonde angoisse, notamment face aux enjeux d’autonomie alimentaire et au lien entre la situation politique mondiale et la crise climatique. Beaucoup se demandaient où elles se situaient dans tout ça et comment naviguer dans cette période d’incertitude.
Une question s’est posée sur l’approche à adopter face aux personnes qui ne partagent pas leurs préoccupations : faut-il chercher à les convaincre, à construire des ponts, ou se concentrer sur celles qui sont déjà sensibilisées ?
Le manque d’énergie et le sentiment de marasme sont souvent revenus. Pourquoi est-ce si difficile d’agir en ce moment ? Est-ce lié au rythme imposé par la société, à une fatigue militante, ou à un pessimisme ambiant ? Plusieurs avaient peu d’espoir que les gens s’organisent réellement, ce qui ajoute à la difficulté de garder une motivation constante.
Bref, un mélange de peur, de doute et de fatigue, mais aussi une envie de mieux comprendre et d’échanger sur ces enjeux.
Suite à cette discussion, j’ai ensuite demandé aux personnes si elles avaient des pistes de solutions pour prendre soin de leur santé mentale, de leur communauté et/ou si elles avaient des idées pour leur engagement collectif et leurs petits espoirs. Voici un résumé:
1. L’importance du nombre et des petites actions
Les participantes ont souligné que chaque action compte, même les plus petites. Apporter un gâteau végane à un événement pour démontrer que c’est possible, discuter avec des inconnus à l’épicerie, apporter sa bouteille d’eau réutilisable – ces gestes peuvent sembler anodins, mais ils participent à un changement culturel et permettent de rendre visibles certaines idées. Il ne faut pas minimiser leur impact.
2. Choisir ses engagements et son mode de vie
Certaines ont parlé de l’importance de choisir où l’on travaille, en privilégiant des milieux plus alignés avec ses valeurs, comme une coopérative. D’autres ont mentionné des engagements concrets, comme faire du lobbyisme, utiliser le vélo à l’année, ou même changer son mode de vie (quitter un grand logement pour un logement plus petit et vivre de façon minimaliste).
3. Se préserver dans la lutte
L’activisme peut être épuisant, d’où l’importance du self-care. Se fixer des limites sur les réseaux sociaux, prendre soin de soi et structurer son engagement permettent d’éviter le burnout militant.
4. Mettre la pression sur les institutions
Sentir le poids démocratique de la mobilisation est essentiel : d’où l’importance de se mobiliser tant au niveau individuel (comme le boycott, rediriger ses achats – le fameux acheter c’est voter – adopter des moyens de transport plus durables) que collectif. Le tout met une pression sur le gouvernement. On peut utiliser les émotions d’insulte, d’angoisse et de colère comme moteur d’action.
J’ai bien aimé un concept qui a été apporté par un participant de “faire nombre”. Que parfois, la seule action qu’on peut faire, c’est d’être présente. Si par exemple, quelqu’un quelque part organise une manifestation, nous n’avons qu’à nous pointer. Ça peut être épuisant de se dire qu’on doit “organiser” alors qu’on peut simplement assister à quelque chose qui a déjà été organisé. Pour avoir organisé des manifestations dans ma vie, c’est vrai que des fois tout ce qu’on veut c’est que des gens se pointent !
5. Lutter contre la solitude
La solitude est un frein à l’engagement. Se réunir, partager l’information, échanger avec d’autres sur ses valeurs et ses préoccupations permet de se sentir moins isolée et de retrouver de l’énergie pour agir.
Il faut également se rappeler que c’est impossible de changer le monde nous-même. C’est nécessaire d’avoir une communauté, un mouvement de masse. Se le rappeler peut être apaisant quand on sent qu’on ne peut pas tout faire, parce qu’effectivement : on ne peut pas tout faire. Des fois, il faut une personne que sa seule tâche c’est de faire des photocopies ou des sandwichs avant une action et c’est bien correct !
6. L’art et la culture engagée comme moteur de changement
Les œuvres engagées offrent un espace d’expression et de mobilisation. Nous avons entre autres parlé de musique québécoise engagée comme celle d’Émile Bilodeau, Vulgaire Machins, Excavation et Poésie, Quebec Redneck Bluegrass Project et de la scène punk en général.
En résumé, l’espoir réside autant dans l’action collective que dans les gestes du quotidien, dans l’importance de se préserver que dans la nécessité de se regrouper, et dans la culture comme outil de self-care, d’éducation et de mobilisation.
Nous avons ensuite fait une méditation collective que les gens ont semblé beaucoup apprécier. Quelqu’un nous a suggéré de lire le livre “Disrupting White Mindfulness” de Cathy-Mae Karelse afin de pousser notre réflexion sur le bien-être de la méditation, mais aussi les méfaits de la suprématie blanche au sein de certaines personnes qui la pratique en Occident.
Puis, nous avons fait un atelier d’humour en petit groupe de 4 afin de finir sur une note positive. J’ai encouragé les participantes à trouver des blagues sur les décideurs qui causent notre angoisse (Trump, Musk, François Legault, Pierre Poilièvre) puis elles les ont partagé au groupe. C’était une façon de terminer sur un ton léger et aussi connecter avec les autres participantes.
L’atelier s’est ensuite terminé avec un dernier tour de table et voici les conclusions des participantes à la fin de l’atelier :
1. Un sentiment d’accomplissement et de bien-être
Plusieurs ont ressenti que l’atelier avait atteint son objectif, leur offrant un espace pour échanger sans que ce soit trop lourd. L’expérience a permis à certaines de se sentir plus calmes, moins seules, moins en colère, et même plus motivées à poursuivre leurs engagements.
2. Des actions concrètes pour la semaine à venir
Les participantes ont mentionné différentes initiatives, autant pour leur bien-être personnel que pour leur engagement citoyen :
- Prendre soin de leur anxiété : réduire leur exposition aux nouvelles en utilisant un timer, lire des ouvrages comme Generation Dread, Team Human, en s’intéressant à des initiatives comme Good Grief Network, et simplement continuer à faire ce qui leur fait du bien.
- Actions politiques et militantes : appeler des députés, participer à des rencontres syndicales, boycotter Amazon, s’informer sur les projets de pipeline et comment les combattre et organiser d’autres discussions communautaires.
- Engagement social et environnemental : s’impliquer dans des organismes communautaires, faire du bénévolat, soutenir des initiatives locales (Bâtiment 7, FQPN, Mobilisation 6600, ou visiter le 211 pour les ressources communautaires,) et participer à des manifestations.
- Petits gestes concrets : aller porter ses contenants verre à organisme qui s’assure de le recycler à 100% comme Verre-Vert, planter une graine d’implication pour inspirer la prochaine génération lorsqu’on travaille auprès des jeunes et choisir de parler de politique avec des personnes qui n’abordent pas ces sujets.
- Quelqu’une m’a d’ailleurs envoyé ceci pour se donner des idées : https://www.instagram.com/p/DGP6yO5gaAV/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
3. Un désir de poursuivre les discussions
Plusieurs ont exprimé l’envie que ce genre d’espace de parole continue, avec des soirées de discussion, une meilleure facilitation des échanges, et des initiatives pour rassembler plus de gens autour de ces enjeux.
En somme, l’atelier a permis de renforcer le sentiment de communauté, d’apporter du réconfort et de donner des outils concrets pour continuer à militer tout en prenant soin de soi.
Mes propres conclusions face à l’atelier :
Je crois qu’un espace de la sorte est absolument nécessaire dans le contexte politique que nous vivons présentement. C’était un test et pour moi c’est bien la preuve qu’on doit faire ce genre de soirée plus souvent. Je pense qu’il était bien dosé et que c’est important d’avoir un moment de discussion jumelé avec un moment de calme/spiritualité et une activité créative en équipe.
Les principales améliorations pour moi serait de le faire dans un lieu plus intime (nous étions dans l’Atrium à la Maison du Développement Durable où il y avait beaucoup de va-et-vient ). Nous étions 22 et je pense que ce genre d’atelier devrait se faire à un maximum de 40 personnes, sinon les tours de table seraient interminables. En même temps, certaines personnes ne voulaient pas nécessairement parler très longtemps et auraient été à l’aise à seulement écouter les autres. Bref, c’est à réfléchir.
Aussi, si ces atelier-causerie sont mixtes, il faut s’assurer d’une alternance de temps de parole entre les hommes et/ou masc-presenting people et les femmes et/ou femme-presenting people, puisque les temps de parole ont été occupés majoritairement par le premier groupe. Il pourrait également être nécessaire de faire des ateliers-causeries non-mixtes de temps en temps afin de s’assurer de créer des safes spaces pour les femmes et les personnes assignées femmes à la naissances.
Je pense également qu’il est absolument crucial et nécessaire de faire du partage des connaissances lorsqu’on organise un événement de ce type afin que les gens puissent le reproduire dans leurs milieux…. c’est pourquoi j’ai créé ce document !
*** Le féminin a été utilisé dans ce texte afin de l’alléger et de respecter l’accord de majorité.
*** En toute transparence – parce que je pense que c’est important de le dire – ce texte a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, malgré ses nombreux enjeux sociaux et environnementaux. Considérant la charge de travail bénévole que cet atelier a exigée, j’ai décidé de m’alléger la charge de travail un tantinet. Je pense qu’on peut utiliser un instrument du mal si c’est pour m’aider à faire le bien.
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Plan de l’atelier-causerie :
1. Introduction
– Présentation Animatrice
– Le but de l’activité :
– Démontrer que nous ne sommes pas seul.e.s
– Créer un sentiment de communauté, sans obligation de mobilisation, mais ça serait l’fun pareil !
– Donner des outils pour gérer ses émotions
– Tour de Table : Présentez-vous avec votre nom et vos pronoms. Qu’est-ce que vous attendez de l’événement ? Est-ce que vous avez des souhaits, des suggestions, des appréhensions ?
2. Tremblement somatique
– Les animaux se secouent après avoir vécu une expérience stressante…c’est la même chose pour nous ! Il y a de nombreux bienfaits aux tremblements somatiques :
– Voici un résumé pour pratiquer les secousses somatiques :
1. Trouvez un espace confortable : Tenez-vous debout, les pieds écartés à la largeur des épaules, dans un endroit où vous pouvez bouger sans être dérangé.
2. Commencez à secouer : Commencez à secouer doucement vos bras, vos jambes et votre torse. Laissez le mouvement être naturel et spontané.
3. Respirez profondément : Prenez des respirations profondes et régulières pendant que vous secouez, en concentrant votre attention sur les sensations dans vos bras et vos jambes.
4. Soyez à l’écoute de votre corps : Portez attention aux zones de tension et laissez les secousses libérer naturellement ces points de stress.
5. Continuez pendant quelques minutes : Secouez-vous pendant 2 à 3 minutes, ou jusqu’à ce que vous ressentiez une sensation de libération et de détente.
6. Ralentissez progressivement : Réduisez peu à peu vos mouvements et arrêtez-vous en douceur. Prenez un instant pour rester immobile et remarquer les sensations dans votre corps.
3. Causerie :
– Qu’est-ce qui vous trotte dans la tête ces temps-ci ?
– Avez-vous des moments d’espoir malgré tout ? D’où vient cet espoir ?
– Comment trouvez-vous du réconfort et du soutien dans ces temps incertains ?
– Avez-vous des œuvres à partager qui vous ont aidées ?
– Est-ce que vous vous impliquez dans une lutte, dans votre communauté ? Est-ce que vous voulez le faire ?
4. Atelier de pleine conscience :
– Ce que j’ai dit essentiellement : On va faire un exercice de pleine conscience / de méditation. Partez pas peur. Essayez de rester ouvertes malgré tout. La méditation, c’est comme le sport, y’a plein de sortes différentes. C’est pas nécessairement de vider son esprit et de penser à rien. Au contraire, celle qu’on va faire aujourd’hui, ça va être une méditation guidée pour accepter les émotions qu’on vit en ce moment, accepter la souffrance, mais quand même viser l’amour.
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Fermez les yeux. Prenez trois grandes respirations. Inspirez, expirez. Inspirez, expirez. Inspirez, expirez.
Scannez votre corps, observez s’il y a des points de tension. Est-ce que les épaules remontent jusqu’aux oreilles ? Est-ce qu’on peut consciemment les faire descendre ? Est-ce que la mâchoire ou le front est tendu ? Est-ce qu’on peut consciemment les détendre ?
Inspirez, expirez.
Est-ce que vous ressentez une émotion en ce moment ? Ça peut être positif ou négatif. Est-ce que vous êtes capables de situer votre émotion dans votre corps ? On peut sentir de la peur dans le ventre, de la tristesse dans son cœur ou une espèce de paix qui vous enveloppe comme une lumière. Ça peut se manifester de plein de façons, je vous invite à prendre un moment pour sentir l’émotion la plus forte, celle qui prend le plus de place en ce moment et la situer dans votre corps et l’imaginer.
Si l’émotion est positive, qu’elle vous fait du bien, concentrez-vous dessus. Dites-lui merci d’être présente et respirez. Je vais revenir vers vous.
Si l’émotion est négative, j’aimerais quand même que vous l’accueilliez. Dites-lui qu’elle a le droit d’être là. Cette émotion-là, ce n’est pas votre ennemi, c’est votre corps qui vous parle. L’ennemi, c’est le fascisme, le techno-capitalisme, mais c’est certainement pas votre émotion.
Peut-être que l’émotion vous demande de l’attention. Elle vous demande de l’écouter. C’est correct, elle sert à ça, mais il ne faut surtout pas la combattre. J’aimerais que vous ayez un peu de gratitude pour cette émotion et pour votre corps. Dites-lui merci d’être là. Merci de vous faire vivre l’expérience humaine, même si c’est fois, c’est difficile.
Inspirez, expirez.
Maintenant, tout le monde, celleux qui ont des émotions négatives comme positives, on va respirer ensemble et on va se concentrer sur la souffrance et l’amour. On va inspirer la souffrance du monde pour 3 temps – on va garder le souffle pour 4 temps, le transformer – et expirer de l’amour pour 5 temps. On va faire ça 5 fois :
Inspirez la souffrance, 1-2-3. On retient pour 2-3-4. Expirez, 2-3-4-5.
Inspirez la souffrance, 1-2-3. On retient pour 2-3-4. Expirez, 2-3-4-5.
Inspirez la souffrance, 1-2-3. On retient pour 2-3-4. Expirez, 2-3-4-5.
Inspirez la souffrance, 1-2-3. On retient pour 2-3-4. Expirez, 2-3-4-5.
Inspirez la souffrance, 1-2-3. On retient pour 2-3-4. Expirez, 2-3-4-5.
On revient au rythme de la respiration normale.
On va revenir à nous tranquillement. Avant d’ouvrir les yeux, on va reprendre contrôle de son corps : on peut peut-être bouger ses orteils, bouger ses doigts, puis on ouvre tranquillement les yeux.
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Pis ? Comment avez-vous trouvé ça ?
5. Atelier d’humour :
– En équipe, j’aimerais qu’on finisse sur une bonne note…humoristique ! On va écrire des jokes de roasts sur Donald Trump ou Elon Musk ou François Legault, bref votre méchant préféré ET/OU *pas de stress, on est là pour le fun pas pour la productivité* on va écrire des jokes sur notre monde idéal, en le rendant un peu absurde.
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– Pour ça, je vais vous présenter 3 procédés humoristiques de base pour vous aider. Les procédés humoristiques, c’est comme des figures de style en français, c’est comme une formule mathématique pour arriver à une joke. Comme 2 + 2 = drôle.
1. La comparaison : Étendre à d’autres aspects de leur réalité, en exagérant, le ou les points qu’ont en commun deux éléments.
– Les chatons, c’est comme les oignons, tout le monde braille en les coupant. (Sexe Illégal)
– Mes relations amoureuses, c’est du gâteau. Je les réussis jamais. (Coralie LaPerrière)
2. L’exagération : Exagérer par un fait par accumulation ou l’absurde.
– Chez nous, on était tellement pauvres, qu’on soufflait dans des sacs verts pour faire croire qu’on avait des vidanges ! (Claudine Mercier)
– Ma soeur est tellement petite qu’elle ne peut pas porter de tampon, elle s’enfarge dans la corde. (Source perdue, si vous le savez dites-le moi!)
3. La règle de trois : Énumération suivie de trois éléments dont le troisième provoque la surprise.
– Dans mon cours de mathématiques, j’ai appris à multiplier, à diviser et à redoubler. (Octave Savoie-Lortie)
– J’aime la poterie, les longues marches sur la plage et poker de choses mortes avec un bâton. (Traduction malhabile d’un collant qui m’fait rire dans ma chambre)
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6. Clôture :
– Tour de table : Comment vous avez trouvé l’activité ? Est-ce que vous pouvez penser à une action que vous pouvez faire la prochaine semaine qui s’inscrit dans un mouvement collectif ? ( Ça peut être appeler un député, envoyer un courriel, aller à une manifestation. Passer à l’action soulage l’éco-anxiété !)
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Je vous tiens au courant des prochains événements ! Vous êtes TELLEMENT LES BIENVENUES à reproduire l’atelier-causerie dans vos milieux et n’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions. Je vous invite également à poursuivre la réflexion et la discussion en commentaires.
Amour et Rage, Coralie x