Prends soin de toi là

J’avais peur d’aller mal.

Je peux aller très mal.

Je peux aller très très mal.

Je pense que mes voisins déménagent à cause des fois où j’ai pété ma coche.

Je suis sur le chômage. Je sais pas quand je vais recommencer à travailler.

J’avais peur d’aller mal avec la pandémie, le confinement, la vie, alors je me suis obligée à aller bien.

C’est dans l’incertitude que l’anxiété s’amuse. Fallait que j’y casse le party assez vite.

J’ai commencé à faire du yoga à tous les jours. De 2 minutes à 2 heures.

(Comme dirait mon chum « Tant que tu respires sur un tapis, y peuvent pas te l’enlever)

Je m’oblige à prendre des marches à tous les jours.

L’autre jour j’ai fait le tour du bloc à 23:30 parce que j’avais pas fait ma promenade. Je trouvais ça un peu niaiseux, mais ça a faite du bien.

C’est fou comment on a l’air fou quand on prend soin de soi.

Je me fais des câlins. Je me dis « Je suis belle » dans un miroir.

Des fois j’ai peur de me transformer en matante à tunique pis de mettre des bibelots « Live Laugh Love » dans ma salle de bain.

Je me lave.

J’me mets de la crème sur mes mains.

Je mange des légumes.

Je mange des fruits.

Je lance loin loin ma tristesse quand elle apparaît dans mon coeur. Vraiment littéralement, comme mes parents faisaient quand j’étais petite. J’y dis « VA-T’EN ! » pis je me shake le corps comme un bacon. « Je parle fort et je ne suis pas ridicule. » Les cours de théâtre, de voix, ça a ça de bon, ça te donne des outils pour te shaker le pas-ben.

Je danse toute seule. Je chante toute seule.

J’serre fort mon chat. Yé tanné des fois.

Je fais un journal de gratitude à tous les jours. Je trouvais ça vraiment niaiseux au début, d’écrire sur une feuille de papier « Je remplace les pensées négatives par des pensées positives. » « Aujourd’hui sera une belle journée parce que je vais m’habiller. » « Je suis chanceuse d’avoir un toit sur mes épaules et deux jambes pour me déplacer. » Je trouve ça encore niaiseux, un peu moins.

J’ai remplacé les fois où je me traitais de conne par de la précision : Je fais une gaffe : « Maudit, je suis donc maladroite ! » J’oublie un rendez-vous : « Merde, je suis tellement tête en l’air ! » Pis ça marche, je me traite pu de conne. Parce que je suis pas conne.

La neuroplasticité genre.

C’est pas facile, c’est dur. C’est un combat de chaque instant de continuer à le faire, le self-care.

Mais aujourd’hui, je me lave pis j’ai moins de trous dans mes murs.

Mes prochains vont peut-être vouloir me faire une tarte de temps en temps.

En tout cas.

Prends soin de toi là. xo

PRINT - p'tit jardin

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